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Les Geishas

Du japonais  « Gei » (« art ») et « Sha » (« personne »), le nom de cette profession, car il s’agit bien d’un métier, parle de lui-même : Pouvoir, par le biais de la culture et des arts, animer un diner ou tout autre évènement et divertir les invités.

Ces dames de compagnie à l’extrême raffinement sont soumises à un apprentissage très strict des arts traditionnels japonais. L’art de la danse, du chant, de la musique, ou de la poésie destinent ces professionnelles à distraire des personnalités riches et  cultivées.
Les Geishas de Kyoto, en réalité nommées « Geikos », et « Maikos » quand elles sont apprenties, incarnent aujourd’hui l’un des héritages de la Tradition Japonaise et jouent ainsi un rôle culturel majeur.

L’histoire des Geishas débute en 1712 avec l’ouverture des maisons de thé dans les quartiers de plaisirs… Ce métier de Geishas est une évolution de la profession masculine de Taikomochi, l’équivalent de bouffon au Moyen Age. Ces hommes donc, avaient pour travail de divertir par le chant ou la musique, les clients des salons de thé.
Si dans un premier temps il existait des hommes et des femmes Geishas, dés 1800, toutes les Geishas sont des femmes pour la simple raison qu’elles deviennent plus nombreuses à exercer ce métier.
S’il est important, aujourd’hui, de bien faire une distinction entre prostituées et Geishas, c’est qu’en 1779, le gouvernement japonais soulignait déjà cette différence. Un bureau d’enregistrement destiné à recenser les Geishas permettait de faire respecter une loi primordiale : seules les prostituées pouvaient avoir des relations sexuelles avec leurs clients, mais certainement pas les Geishas.

Dès leurs débuts, ces femmes sont rapidement appréciées pour leur éducation, leur élégance et leur raffinement dans l’art de converser. Elles deviennent les confidentes des hommes de la Haute Société, souvent détenteurs de pouvoir.
Les Geishas étaient nombreuses aux XVIIIe et XIXe siècles. Estimé à 17 000 dans les années 1980, leur nombre est en constante diminution. On compte, aujourd’hui, environ 200 professionnelles, principalement à Kyoto dans le quartier de Gion.

Quel art difficile que de porter le kimono ! Très serré, il empêche de respirer et de bouger normalement. La concentration est le mot d’ordre de la Geisha…Enfiler un kimono seule n’est pas possible
, il faut que ce soit un homme, habilleur, qui lui noue le tissu dans le dos. Il faut avoir de la force dans les bras pour serrer comme il se doit le kimono…
Ce dernier est en soie, et ses couleurs se choisissent selon la saison, mais également, selon l’âge de celle qui la porte. Les jeunes femmes portent des couleurs vives tandis que les geishas de plus de 30 ans choisissent des couleurs plus sobres.  Fabriqués et peints à la main, ils sont très précieux et chers (5000 à 6000 € pour un kimono de qualité).

La coiffure et le maquillage jouent un rôle primordial dans la préparation de la Geisha.
Comme le veut la tradition, le chignon est la coiffure attitrée de ces professionnelles. Ces chignons sont élaborés chez un coiffeur spécialisé et doivent tenir une semaine. Pour ne pas l’aplatir, les Geishas doivent dormir sur un repose-nuque appelé « takamakura ». L’utilisation de perruques n’est pas rare car les chignons nécessitant de tirer avec force sur les cheveux  peuvent entraîner à terme une calvitie.

Le maquillage de la Geisha va évoluer avec son expérience. Lors de son apprentissage la Maiko est lourdement fardée. Lors de son intronisation comme Geisha, le maquillage change pour devenir plus sobre. Ce changement n’est pas anodin, il marque la maturité acquise par l’ancienne apprentie et souligne sa beauté sans artifice.
La Maiko a un maquillage assez distinctif. Le visage est maculé de blanc, la lèvre inférieure est pour partie empourprée, la lèvre supérieure laissée blanche et les sourcils rehaussés de noirs.
Dans sa première année de formation la Maiko se colore de rouge la lèvre du bas. La lèvre du haut est ainsi laissée en blanc. Passé la première année de formation la lèvre du haut vient aussi à être, en partie, rougie.
Le fond de teint blanc, élaboré à base de poudre de riz, recouvre le visage, le haut du torse, la nuque et le haut du dos. Seul un espace formant un W est laissé sans maquillage au niveau de la nuque. Cet endroit est laissé ainsi afin d’accentuer la charge « érotique » de la Geisha.

 

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